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 L'ABRIVADO (le 22/08/2006 à 23h45)

L’ABRIVADO
Est une tradition qui remonte à l’époque où les manadiers conduisaient leurs taureaux cocardiers aux arènes en les entourant de cavaliers.
Aux abords du pré où paissent les taureaux, les amateurs rassemblent les cocardiers 
   dansle«bouvaou», 8 cavaliers forment alors la pointe d’un triangle dans laquelle  ils«emmaillent» les taureaux.
L’ABRIVADO est formée.
La première difficulté consiste à sortir du bouvaou.
L’abrivado parcourt ainsi le chemin défini à l’avance jusqu’aux arènes, à travers                 les rues du village.

Là, certains jeunes Camarguais font tout ce qu’ils peuvent pour écarter les chevaux afin de voir s’échapper les taureaux ; tout ou presque est permis : jet de farine, feu, pétards, banderoles sortent de nulle part pour essayer d’effrayer les chevaux. Mais en général, les cavaliers et leur monture tiennent bon et déjouent tous les obstacles : l’abrivado arrive à bon port, aux arènes.
C’est une tradition qui est devenue un spectacle.
Seule la Camargue peut offrir cette tradition équestre, car l’amour des chevaux et la passion des taureaux y sont ancrés à jamais.

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 Marqui Baroncelli (le 22/08/2006 à 21h30)

BARONCELLI : LE MARQUIS QUI A DEVELOPPE LA CAMARGUE
ET DONNE SES LETTRE DE NOBLESSE AUX GARDIAN


Il arrive qu'un homme"invente"un pays,Tel est le génie du marquis de Baroncelli-Javon qui voua sa vie à la Camargue.
Issu dune famille florentine installée dans le Comtat Venaissin au XVe siècle, Folco de Baroncelli

est né en 1869 à Aix . Sa famille, quoique aristocratique parlait le provençal, une véritable hérésie à l'époque où cette langue ne pouvait être que celle du peuple.Ses premiers contacts avec les taureaux remontent à son enfance,passée au château de Bellecôte,à Bouillargues,près de Nimes,chez sa grand-mère.
Les troupeaux y faisaient étape au moment de la remontée vers les pâturages de la petite Camargue.Après ses études à Avignon,alors ville taurine et capitale des félibres,il rencontre Mistral et Roumanille.

Dès 1890,il publie un premier ouvrage en provençal,Babal et dirige avec Mishal le journal L'Aioli.La découverte      de la Camargue va alors sceller son destin.

Il sera manadier envers et contre tout Le temps de se marier avec la fille d'un propriétaire de Châteauneuf-du-Pape,et en 1895 il s'installe en Camargue où il crée la "Manado santenco", aux Saintes-Maries-de-la-Mer, Devant tant de détermination et de passion Mistral lui déclare:je te confie la Camargue.
Qu'est-ce que la Camargue en cette fin de XIXe siècle ? Endigué depuis moins de trente ans, c'est un pays encore hostile, un bout du monde....un pays insalubre.Il y fait chaud ou froid, les moustiques pullulent,l'été les marécages empestent, les gens y sont pauvres et travaillent durement. Mais l'imagination enflammée et poétique de Folco de Baroncelli n'en a cure.

Il voit bien autre chose:une terre provençale intacte,la gardienne d'une identité:J'ai voué ma vie à un idéal:

la Provence, et je n'ai embrassé mon métier que pour mieux servir cet idéal, pour me trouver plus près du peuple provençal, pour mieux arriver jusqu'à son coeur

et pour mieux l'aider à sauver son passé de gloire,sa langue et ses coutumes.
En 1853, le mariage de l'Espagnole Eugénie de Montijo avec Napoléon III avait ouvert la voie de la tauromachie en France, mais les taureaux camarguais n'étaient alors qu'un bétail dégénéré à demi-sauvage dont on s'amusait parfois.

Il supportait mai la comparaison avec les fougueux toros de corridas.

En 1869, Christophe Yonnet tente les premiers croisements entre race brave espagnole et race camarguaise. Malgré sa large diffusion dans les manades,le résultat médiocre de ce croisement inapte à la tauromachie espagnole comme aux jeux provençaux qui émergent timidement marque le début de la reconquête de la pure race Camargue. 

Le marquis, avec d'autres, en est le grand ordonnateur, tout comme il participe activement à la codification de la course camarguaise naissante. La sélection draconienne qu'il opère est récompensée en1909 par son bureau Prouvenço,historique cocardier qui déchaine les foules,baptisé ainsi autant pour ses qualités esthétiques que combatives

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 Les gitan et les Stes Maries de la Mer (le 28/05/2006 à 02h16)

Les Gitans

Si le nom de 'Gitan'est donné chez nous à l'ensemble des populations

d'origine tsigane, il n'appartient légitimement qu'à un seul groupe de loin le plus

nombreux et le plus implanté aux Saintes Maries de la mer.

 L'Espagne fut longtemps leur pays de prédilection :

 leurs noms de famille en gardent la trace, comme leur dialecte : 'le kâlo'

malheureusement en voie de disparition ... Les femmes sont brunes,

les hommes ont le teint bazané.

Ils se disent soit, 'Catalans', soit 'Andalous', suivant le lieu de leur principal

établissement. On les trouve par dizaines de milliers dans le Midi de la France,

où certains sont sédentarisés depuis plusieurs années, voire depuis plusieurs générations.

Mais il y a aussi des bidonvilles Gitans, dont la population a décuplé avec l'arrivée

de nombreux gitans établis en Afrique du Nord.

Ce sont les Gitans qui ont donné à l'Espagne le meilleur de l'Art Flamenco

 mais aussi des danseurs célèbres (Luisiuo, Imperio Argentina, Carmen Amaya

 Lola Florès et la Chunga), ainsi que des générations de grands toreros.

Et à la France un guitariste inspiré : Manitas de Plata.


Les Roms

Ce sont les plus aisément reconnaissables, car leurs femmes continuent à porter

 les traditionnelles jupes multicolores qui leur tombent jusqu'aux pieds

et quand elles sont mariées, un foulard noué sur la tête. Les plus riches arborent

des colliers de pièces d'or, qui constituent le trésor de la tribu.

Beaucoup disent la 'bonne aventure', tandis que les hommes sont rétameurs

 chaudronniers ou doreurs.

Ces professions les incitent à résider dans les banlieues industrielles

 notamment à Paris, Lyon et Lille.

C'est le groupe qui a le plus jalousement préservé son originalité :

sa langue (proche du sanskrit), ses traditions, ses légendes.

 Après avoir traversé l'Europe Centrale, les Rom se sont aujourd'hui répandus

 dans le monde entier, du Canada à l'Australie et à l'Afrique du Sud.

Les Manouches

Les Manouches (et leurs cousins les Sinti), ne se distinguent guère

que par la moustache -ou bien encore la petite barbiche caractéristique

qu'arborent la plupart des hommes. Les plus pauvres sont vanniers

et ont conservé les roulottes à chvaux ; les autres sont marchands forains

ou récupérateurs de ferraille.

Les Manouches ont longtemps séjourné en Allemagne

et portent des noms germaniques (ex : Django Rheinhardt) ; les Sinfi

conservent la marque de leur passage dans le Piémont (ex : la famille Bouglione).

Tous ont une véritable passion pour la musique, et c'est parmi eux que se recrutent

Les virtuoses des célèbres orchestres 'tsiganes'.


Les Gitans et le christianisme
‘ Les Gitans, éternels pélerins sur les routes du monde ‘

C'est en ces termes que le Pape Paul VI accueillit en 1965

 les Gitans venus de toute l'Europe et au milieu desquels il voulut célébrer son

68 ième Anniversaire. Nul vocable ne saurait mieux leur convenir.

Déjà quand, à l'aube du XV~ème siècle, leurs ancêtres arrivèrent en France

ils se présentèrent comme des pénitents, condamnés à errer de par le monde en expiation

de leurs péchers. Et, ils montraient, à l'appui de leur dire, des lettres du Pape Martin V

Pendant tout le Moyen-Age, ils demeurèrent fidèles au célèbre Pèlerinage

deSaint Jacques de Compostelle.

De nos jours, plus que jamais, le Pèlerinage si bien adapté à leur nomadisme foncier

 reste l'acte religieux essentiel des Gitans.

Le mauvais accueil qui leur est parfois réservé dans d'autres églises

 où ils se sentent étrangers

 les incite d'avantage encore à se retrouver entre voyageurs pour prier à leur manière

et accomplir quelque voeu. Est-il dans la détresse, a-t-il un des siens malades

 le Gitan fait un voeu à un Saint. Si c'est le Pèlerinage des Saintes Maries de la mer

 il s'engage à l'accomplir dans de pénibles conditions de pénitence. Et ce voeu est tenu,

le péril passé, coûte que coûte.

Qui n'a pas assisté, dans la semaine qui précède les Fêtes aux veillées gitanes dans

la vieille église forteresse embrasée de cierges, ne saura jamais rien de la vraie

 ferveur gitane. La foule arrive, certains soirs, précédée des violons et des guitares.

 On allume au grand cierge Pascal, une multitude de petits cierges

que chacun fient haut dans sa main. On prie très fort, on clame des invocations

on présente les enfants à bout de bras devant les statues...

Durant  le pélerinage de mai on enseigne le catéchisme dans les caravanes

et bien des conversions intérieures se font dans le secret des coeurs.

De nombreux Gitans profitent aussi de ce rassemblement familial pour faire

 baptiser leurs enfants, dans l'église des Saintes Maries de la mer.

 Si le temps n'est plus où les Gitans, venus par le train ou parfois à pied

 passaient la nuit dans la crypte

de Sarah, c'est toujours pour 'Leur Patronne' qu'ils viennent dans l'antique

sanctuaire camarguais. Certes Marie -Jacobé et Marie Salomé tiennent aussi une place

dans leurs coeurs. Ils les acclament lors de la descente des Châsses

et ne manquent pas de hisser jusqu'à leurs statues les enfants qui posent

sur elles leurs mains et leurs lèvres. Mais c'est Sarah qui est 'Leur Sainte à eux'.

Chacun ajoute un cierge à la blanche forêt ardente qui répand dans la crypte

 une chaleur d'étuve.

On glisse dans la boite réservée aux intentions, des linges d'enfants

d' humbles bijoux, de naïfs messages. Et puis on habille Sarah de neuf. Quarante

cinquante robes s'amoncellent sur la frêle statue qui grossit de jour en jour

et dont le fin visage pâlit sous les attouchements implorants et fervents

video les Stes Marie

 

Les Gitans

Si le nom de 'Gitan' est donné chez nous à l'ensemble des populations

d'origine tsigane, il n'appartient légitimement qu'à un seul groupe de loin le plus

nombreux et le plus implanté aux Saintes Maries de la mer.

 L'Espagne fut longtemps leur pays de prédilection :

 leurs noms de famille en gardent la trace, comme leur dialecte : 'le kâlo', malheureusement en voie de disparition ... Les femmes sont brunes,

les hommes ont le teint bazané.

Ils se disent soit, 'Catalans', soit 'Andalous', suivant le lieu de leur principal

établissement. On les trouve par dizaines de milliers dans le Midi de la France,

où certains sont sédentarisés depuis plusieurs années, voire depuis plusieurs générations.

Mais il y a aussi des bidonvilles Gitans, dont la population a décuplé avec l'arrivée

de nombreux gitans établis en Afrique du Nord.

Ce sont les Gitans qui ont donné à l'Espagne le meilleur de l'Art Flamenco

 mais aussi des danseurs célèbres (Luisiuo, Imperio Argentina, Carmen Amaya

 Lola Florès et la Chunga), ainsi que des générations de grands toreros.

Et à la France un guitariste inspiré : Manitas de Plata.

 

 


 

 

Les Roms

Ce sont les plus aisément reconnaissables, car leurs femmes continuent à porter

 les traditionnelles jupes multicolores qui leur tombent jusqu'aux pieds

et quand elles sont mariées, un foulard noué sur la tête. Les plus riches arborent

des colliers de pièces d'or, qui constituent le trésor de la tribu.

Beaucoup disent la 'bonne aventure', tandis que les hommes sont rétameurs, chaudronniers ou doreurs. Ces professions les incitent à résider

dans les banlieues industrielles, notamment à Paris, Lyon et Lille.

C'est le groupe qui a le plus jalousement préservé son originalité :

sa langue (proche du sanskrit), ses traditions, ses légendes.

 Après avoir traversé l'Europe Centrale, les Rom se sont aujourd'hui répandus

 dans le monde entier, du Canada à l'Australie et à l'Afrique du Sud.

 

 


 

 

Les Manouches

Les Manouches (et leurs cousins les Sinti), ne se distinguent guère

que par la moustache -ou bien encore la petite barbiche caractéristique

qu'arborent la plupart des hommes. Les plus pauvres sont vanniers

et ont conservé les roulottes à chevaux ; les autres sont marchands forains ou récupérateurs de ferraille. Les Manouches ont longtemps séjourné en Allemagne

et portent des noms germaniques (ex : Django Rheinhardt) ; les Sinfi conservent la marque de leur passage dans le Piémont (ex : la famille Bouglione). Tous ont une véritable passion pour la musique, et c'est parmi eux que se recrutent l

es virtuoses des célèbres orchestres 'tsiganes'.

 

 


 

 

Les Gitans et le christianisme
‘ Les Gitans, éternels pélerins sur les routes du monde ‘

C'est en ces termes que le Pape Paul VI accueillit en 1965

 les Gitans venus de toute l'Europe et au milieu desquels il voulut célébrer son

68 ième Anniversaire. Nul vocable ne saurait mieux leur convenir.

Déjà quand, à l'aube du XV~ème siècle, leurs ancêtres arrivèrent en France, ils se présentèrent comme des pénitents, condamnés à errer de par le monde en expiation

de leurs péchers. Et, ils montraient, à l'appui de leur dire, des lettres du Pape Martin V. Pendant tout le Moyen-Age, ils demeurèrent fidèles au célèbre Pèlerinage

deSaint Jacques de Compostelle.

De nos jours, plus que jamais, le Pèlerinage si bien adapté à leur nomadisme foncier reste l'acte religieux essentiel des Gitans.

Le mauvais accueil qui leur est parfois réservé dans d'autres églises, où ils se sentent étrangers, les incite d'avantage encore à se retrouver entre voyageurs pour prier à leur manière et accomplir quelque voeu. Est-il dans la détresse, a-t-il un des siens malades

 le Gitan fait un voeu à un Saint. Si c'est le Pèlerinage des Saintes Maries de la mer, il s'engage à l'accomplir dans de pénibles conditions de pénitence. Et ce voeu est tenu,

le péril passé, coûte que coûte.

Qui n'a pas assisté, dans la semaine qui précède les Fêtes aux veillées gitanes dans

la vieille église forteresse embrasée de cierges, ne saura jamais rien de la vraie

 ferveur gitane. La foule arrive, certains soirs, précédée des violons et des guitares.

 On allume au grand cierge Pascal, une multitude de petits cierges

que chacun fient haut dans sa main. On prie très fort, on clame des invocations

on présente les enfants à bout de bras devant les statues...

Durant  le pélerinage de mai on enseigne le catéchisme dans les caravanes

et bien des conversions intérieures se font dans le secret des coeurs.

De nombreux Gitans profitent aussi de ce rassemblement familial pour faire

 baptiser leurs enfants, dans l'église des Saintes Maries de la mer.

 Si le temps n'est plus où les Gitans, venus par le train ou parfois à pied

 passaient la nuit dans la crypte

de Sarah, c'est toujours pour 'Leur Patronne' qu'ils viennent dans l'antique sanctuaire camarguais. Certes Marie -Jacobé et Marie Salomé tiennent aussi une place

dans leurs coeurs. Ils les acclament lors de la descente des Châsses

et ne manquent pas de hisser jusqu'à leurs statues les enfants qui posent sur elles leurs mains et leurs lèvres. Mais c'est Sarah qui est 'Leur Sainte à eux'.

Chacun ajoute un cierge à la blanche forêt ardente qui répand dans la crypte une chaleur d'étuve. On glisse dans la boite réservée aux intentions, des linges d'enfants

d' humbles bijoux, de naïfs messages. Et puis on habille Sarah de neuf. Quarante, cinquante robes s'amoncellent sur la frêle statue qui grossit de jour en jour

et dont le fin visage pâlit sous les attouchements implorants et fervents

video les Stes Marie

 

 

 

 

 



 

 

 

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